Rendez-vous à Saint-Briac Réinventé 2020

Oeuvres présentées par nos partenaires pendant le rendez-vous à Saint-Briac réinventé.

Ron Haselden débute, en nous parlant de son projet de sculpture « Plier ».

"Je vais commencer une sculpture dans mon champ appelé ‘Plier’ près de ma maison en Plouër sur Rance. La sculpture mesurera 25 mètres de long par 14 mètres de large avec une hauteur maximale de 1,50 mètre au-dessus du sol. Je vais la construire petit à petit dans les semaines qui viennent. Toute l'herbe est fauchée pour le moment et au cours des prochains mois, les plantes et les herbes naturelles s'intégreront à l'œuvre. L'ouvrage doit être construit comme un réseau flottant de cordages de pêcheurs colorés de la Cooperative Maritime de St Malo suspendus à de petites tiges d'acier. Le champ est entouré de grands arbres qui projettent leur ombre pendant les journées ensoleillées et seront visibles sur toute la surface de la sculpture.
Je produirai une série de photographies au fur et à mesure de l'avancement des travaux".

Nikolas Fouré nous présente à son tour son dessin « Ondée ».

"Un chiffre à l'encre noire, puis une ligne au graphite, puis encore et encore. Débutant par le commencement : le 1, j'ai tracé un voyage immobile jusque 10 000. Une ondée dans le paysage, une durée, régulière et soudaine."

Ondée, 2019
Encre de chine et graphite sur papier Fabriano 220g.
Encadrement chêne et verre. 160 x 101 cm.

C'est au tour de Léa Benetou d'évoquer son projet d'installation In Situ "Les châteaux de sable" en cours de réalisation dans le cadre d'une commande privée en Bretagne.

"Pour le projet "Les châteaux de sable" j'ai voulu construire des formes en carrelages qui évoquent des constructions.
Des formes à la fois fragiles et solides. L'installation va se trouver au bord de la mer, à côté de la plage de mon enfance.
Le titre est important dans le déroulé de la pièce. La couleur aussi, j'ai appliqué l'émail minutieusement, goutte à goutte, au pinceau, sur des centaines de carreaux.
Un geste répétitif, lent et méditatif qui reste présent une fois le carreau cuit, les gouttes sont encore là, figées, et rappelle la surface de la mer."

Vincent Victor Jouffe propose une vue de sa table de travail, en noir et blanc, plus décalée et en même temps contextuelle en ce temps de confinement, accompagnée d’un fichier de dessin numérique.


“Depuis l'automne 2018, j’expérimente à nouveau le dessin, cette fois à partir des outils restreints de mon téléphone portable. Se déploie ainsi toute une chaîne de traçés numériques inscrits dans une tradition de l'automatisme.”

Regarder les dessins, Ville es Bret, 15 avril 2020

Jean Yves Brélivet initie un travail photographique: “Peur Bleue”, chapitre qui s’inscrit dans sa série “Tous photographes”.
“Alors que mon travail est traversé  par les animaux, aujourd'hui un minus prend tous les draps. Il nous poursuit jour et nuit, voir plus. Un feuilleton au rythme d'une image semaine racontera sa présence fantomatique et obsessionnelle.”

Pour bien commencer cette nouvelle semaine, Tina Merandon nous propose 1. 2. 3. Soleil Nº4. réalisé dans un quartier d’Arles à l’automne 2019. Un jeu se dessine entre les habitants, femmes et enfants et la photographe. Selon Michel Poivert : "Seules les images viennent à vous, dans leur force plastique; la chorégraphie de silhouettes qui dialoguent avec l’architecture et surtout l’éclatant travail sur la couleur et les matières s’imposent. Manque les visages d’une population dont on devine les réserves, mais qui dans la logique  élaborée par l’artiste parvient à devenir un jeu : 1.2.3 Soleil."

Poursuivons aujourd'hui avec un projet en cours de Bruno Fontana non encore titré mais dont le terme "Work in progress" est autant adapté à l'étape de travail qu'au sujet lui-même.

«  L’objet industriel m’intéresse particulièrement car il ne semble chargé d’aucune valeur esthétique. Nous pourrions résumer ces objets par une production en série et une conception à des fins exclusivement fonctionnelles.
Cependant, mon geste de détourage vient créer l’isolement et nous invite à une observation minutieuse.
Ces outils ou éléments de construction (échafaudage, bétonnière, grue, palette, structure…), formes supposément anodines, changent alors de statut :
Le produit sériel devient une œuvre unique, un objet esthétique et sa fonction passe dès lors au second plan.
Une allusion à la différence majeure, entre les deux mondes : l’industriel et l’artistique. »

Aujourd'hui Corinne Fhima nous parle de sa nouvelle Eve!

« EVE NURSE »,  est ma toute récente « eve barquette » (poupée en volume conditionnée en barquette de viande), sortie de mon usine eve factory. Je l’ai conçue pour  « Big Hug Transformation » une exposition prémonitoire en hommage aux soignants, curatée par Marina Amada et Nicolas Jardry en novembre 2019 à Paris.

« EVE NURSE », 2019
8 exemplaires + 4 EA
28 x 16 x 5 cm
Impression numérique sur bâche, cousue et rembourrée, barquette polystyrène, film alimentaire, étiquette, avec accroche murale.

Suite du travail photographique de Jean Yves Brélivet : “Peur Bleue”, chapitre qui s’inscrit dans sa série “Tous photographes”.
“Alors que mon travail est traversé  par les animaux, aujourd'hui un minus prend tous les draps. Il nous poursuit jour et nuit, voir plus. Un feuilleton au rythme d'une image semaine racontera sa présence fantomatique et obsessionnelle.”

"Dans le ciel d'un tableau de Cézanne, apparaît un signe

Même si c'est improbable, cela semble OK

Je veux bien le croire."

OK, Pierre Galopin 2020. 240 x 175 cm.

Nouvelle semaine... Nouvelle artiste... Sharon Kivland partage avec nous quelques images de sa série de 6 dessins La Femme à l'envers, des aquarelles sur papier provenant d'un ancien cahier d'exercice.

"La Femmes à l’envers représente les femmes dans des robes New Look, l’image de la féminité radicale de Dior, avec sa silhouette féminine clairement articulée. Pourtant, la fourrure auburn émerge de façon exubérante sur leurs jambes, leurs bras, leur poitrine, et elles ne tentent pas de dissimuler leurs fourrures indisciplinées et inappropriées. Il peut s’agir de femmes se transformant en animaux ou d'animaux se transformant en femmes."

LA FEMME À L’ENVERS
2020
178,8 mm x 224,9 mm

Aujourd'hui Pierre Budet nous présente sa vision de l'autoportrait...
"Tentative de peinture entamée lors de la canicule de 2018. J’avais choisi mes pieds comme sujet. Pensant que le rendu final serait très décevant, j’avais d’abord pensé au titre « Tu peins comme un pied » avant de me raviser."

Autoportrait,
2018
Acrylique sur mdf
62 x 60 x 3 cm

Suite du travail photographique de Jean Yves Brélivet : “Peur Bleue”, chapitre qui s’inscrit dans sa série “Tous photographes”.
“Alors que mon travail est traversé  par les animaux, aujourd'hui un minus prend tous les draps. Il nous poursuit jour et nuit, voir plus. Un feuilleton au rythme d'une image semaine racontera sa présence fantomatique et obsessionnelle.”

Après un petit break, le temps de vous avoir donné l'opportunité de suivre la programmation video en ligne de Rendez-vous à Saint Briac, nous continuons à vous faire découvrir les projets artistiques de nos artistes qui continuent de travailler pendant cette drole de période. Aujourd'hui Hazel Ann Watling.

"J'ai passé 2 mois de confinement coincée dans les montagnes Cévenoles dans un petit coin où habitent moins de 15 personnes. Ici, il y a une mine de charbon abandonnée à 1km de la maison qu'on nous a gentiment prêtée, et également des chemins de moto-cross partout sur les flancs des montagnes. J'ai produit plusieurs œuvres pendant cette période étrange loin de mon atelier. Les œuvres que j'ai produites sont en réaction avec le paysage et les matériaux que j'ai trouvés autour de moi."

Sophie Menuet développe une oeuvre d'une insolente étrangeté...

Elle introduit dans le monde de nos perceptions visuelles de nouvelles espèces, qui sont autant d'extensions du genre humain : mutants, avatars, ou démiurges ?

Cromossance  Piqué 3, 2018
Ouate, métal, épingles, fil, chintz
157x170x120 cm

Suite du travail photographique de Jean Yves Brélivet : “Peur Bleue”, chapitre qui s’inscrit dans sa série “Tous photographes”.
“Alors que mon travail est traversé  par les animaux, aujourd'hui un minus prend tous les draps. Il nous poursuit jour et nuit, voir plus. Un feuilleton au rythme d'une image semaine racontera sa présence fantomatique et obsessionnelle.”

Sandrine Le Maguer partage avec nous quelques Marines...

"À partir du XVI, la peinture d’histoire veut relater le souvenir des opérations de guerre sur mer, ces batailles navales
reproduisent des épisodes glorieux du passé, empruntant un caractère épique. Ici le sujet de représentation dans ces
peintures de paysage, les Marines, est l’utilisation du leurre. Sans prévalence entre le fond et la forme, une confusion
s’instaure à la jonction de ces deux principes picturaux, pour obtenir un jeu d’aller-retour entre un paysage maritime
qui valorise un contour (figurant des architectures militaires modernes : bunkers, casemates...) ; et inversement."